La révolution du 21ème siècle autour des nouvelles technologies de l’information et de la communication a créé beaucoup d’illusions. Comme le souligne le sociologue Dominique Wolton, il existe une grande confusion entre information, communication et connaissance. La diffusion en temps réel et à grande échelle de messages n’établit pas automatiquement de relation entre l’émetteur et le récepteur. Pour qu’un message soit reçu et qu’il puisse se traduire par un apport de connaissance chez le récepteur, il faut prévoir un temps bien plus long qu’un simple clic. Un processus de communication se construit à travers une mise en relation qui présuppose la compréhension du message par le récepteur en fonction de sa personnalité et de sa culture. En somme, les discours marketing préfabriqués et passe-partout ne conviennent pas aux journalistes. Au mieux, ils les alertent de quelque chose : une actualité, une nouveauté, etc. Or, sans apport tangible de connaissances à travers du contenu rédactionnel ou, dans certains cas, audiovisuel (livre blanc, témoignages, avis d’expert, fiche de synthèse, …) l’information perd de sa consistance et n’offre pas de potentialités pour la traiter selon différents angles.
Voir également l’article que j’ai rédigé pour le magazine de l’USF N°9 :
http://cercledesmedias.free.fr/USF/ArticleDWoltonUSFMag9.pdf